La rentrée scolaire, ce n'est pas facile non plus pour le chien
Une maison pleine tout l'été, puis soudain vide la majeure partie de la journée. Pourquoi cette transition est plus difficile pour un chien qu'il n'y paraît, et ce qui aide vraiment.
Un chien ne sait pas qu'on est en septembre. Ce qu'il sait, c'est que pendant des semaines, la maison était pleine — les enfants toute la journée, plus de balades, plus de bruit, plus de compagnie — et que maintenant, en l'espace d'un week-end, elle est vide la majeure partie du temps entre le matin et le milieu d'après-midi. C'est un changement plus important qu'il n'y paraît, vu du côté humain.
Les signes qui doivent alerter sont d'abord discrets avant d'être bruyants : tourner en rond près de la porte avant le départ de tout le monde, suivre quelqu'un de pièce en pièce plus que d'habitude, mâchouiller quelque chose qui n'avait jamais posé problème avant. Les aboiements et les dégâts se remarquent ; la version plus discrète — un chien simplement mou et sans énergie la première semaine de la nouvelle routine — passe souvent inaperçue.
Ce qui aide, ce n'est pas une solution unique, c'est de rendre les heures vides moins vides. Un jouet d'enrichissement qui occupe longtemps, donné juste au moment du départ, donne aux vingt premières minutes — les plus difficiles — autre chose sur quoi se concentrer. Une courte balade régulière avant le départ, même cinq minutes, fait passer le chien d'un état excité à un état déjà un peu fatigué avant les heures de calme.
Si ça ne se stabilise pas après une ou deux semaines — si tourner en rond, les dégâts ou les vocalises ne diminuent pas — ça vaut une conversation avec un vétérinaire plutôt que d'autres jouets. La plupart des chiens s'adaptent seuls en une ou deux semaines ; ceux qui n'y arrivent pas ont généralement besoin de plus qu'un tapis snuffle.



